Je suis un peu chagrinée et attristée de voir sur la toile ces derniers temps soit des billets en colère de voir toujours les "mêmes modèles" fleurir sur les différents blogs et se disant "en indigestion" de ceux-ci ou d'autres, en réponses peut être aux premiers, en plein doute sur le bien-fondé de présenter une énième robe ou top des-dits modèles décriés.

Vive les basiques

Aux révoltés et à toutes les autres bloggeuses de talent que j'ai plaisir à suivre mais en crise de sens sur leurs coutures, j'ai envie de demander : Pourquoi tenons-nous ces blogs? Prétendons-nous vraiment révolutionner le monde de la couture et du DIY avec? Ne doivent-ils pas être pris pour ce qu'ils sont au final, un petit reflet de nous?

Personellement, j'ai commencé "Le bouton ne tient qu'à un fil" [Mia] dans un premier temps pour me motiver dans mon auto-apprentissage de la couture, dont les débuts furent plutôt calamiteux, avouons-le sans vergogne, et de deux, de manière très égoïste, parce que j'adore écrire et que la couture me donnait un excellent prétexte pour m'étendre sur plusieurs autres sujets annexes sans pour autant tomber dans le "ma vie, moi, je". Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que certaines personnes me laissaient des commentaires, me conseillaient dans mes déboires, voire appréciaient carrément mes prérénigations!

Mon atelier couture   ma nouvelle petite boite à couture

En même temps, j'ai vu évoluer le monde du DIY et de la couture. Alors qu'à mes débuts, on pouvait difficilement se passer de Burda et des livres japonais, de multiples designers de patrons indépendants ont commencé à proposer leur travail et sont venus étoffé dangereusement (je parle personnellement pour la santé de mon banquier qui frôle régulièrement la crise cardiaque aux vues de mes dépenses en patrons et tissus) nos envies et todo-lists de couturières amateures.

Déjà, je me réjouie de remarquer que nous sommes de plus en plus nombreuses à partager cette même passion et surtout de partager généreusement la richesse de nos réalisations entre nous, avec les plus expérimentées qui n'hésitent pas à prodiguer leurs conseils aux plus débutantes et les plus aventurières à fouiner et tester de nouvelles marques iinternationales. Le monde de la blogo ne s'arrête pas au virtuel, mais j'ai découvert qu'il permet également de rencontrer des personnes de "la vraie vie", qu'il ne m'aurait peut être pas été donné de rencontrer autrement, et dont la luminosité de leur personnalité fait que je chérie ces rencontres, et que même si je suis un peu loin maintenant, j'espère garder contact avec elles.

Le plaisir du DIY

Et pour conclure ce billet d'humeur, j'espère surtout que les dérives de notre temps et monde actuels ne vont pas gagner notre monde à nous du DIY, ces dérives de la course à la nouveauté, de l'originalité à tout prix, du tout-jetable... J'ai envie de dire NON à la fast-fashion et à la fast-couture (the tainy tailoress et Madalynne en parlent)! Dans ce cadre, je salue les réflexions des bloggeuses (en tête citons Colette et Deer&Doe) sur le projet d'une garde-robe réflechie et "durable" (respectivement Wardrobe architect et The Wearability Project). De voir comment chacune s'approprie le principe (à lire par exemple un des derniers posts de Clo's) m'enchante particulièrement et me pousse à faire de même! Mais surtout, j'adore plus que tout découvrir les différents blogs de chacune, avec, par le biais de chaque article, la découverte d'une personnalité et d'un univers personnel qui m'inspire, alors oui, je suis ravie de voir 50 fois le même patron réalisé, parce que 50 fois, il sera différent et unique. Et non, je ne me lasse pas non plus de découvrir chaque jour une nouvelle venue et débutante (débutant aussi, pardon messieurs)  sur la blogo, et j'espère avoir la même bienveillance envers elles/eux, que d'autres ont eu avec moi à mes débuts (et encore aujourd'hui).

Alors à toutes celles qui doutent de leur réalisation, vous êtes trop nombreuses pour être citées, mais continuez à nous inspirer svp avec l'originalité de qui vous êtes, VOUS!

Fin de la parenthèse "Bisounours dans le monde de la couture"