"Le bouton ne tient qu'à un fil" [Mia]

15 avril 2014

[2 ans] Et toutes ses conséquences

Depuis que la couture est rentrée dans ma vie, mon quotidien n'est plus le même et j'ai dû faire face - enfin moi ou mon entourage - à quelques conséquences inattendues :

- On peut à l'occasion croire que je me suis échappée d'un asile. Lorsque quelqu'un porte un vêtement qui me tape dans l'oeil, je ne peux m'empêcher de le fixer avec insistance, pas pour essayer d'en deviner la marque mais pour voir comment il est construit et comment je pourrais le reproduire. Des fois c'est plus fort que moi, je demande même "Est-ce que je peux toucher?"

- On aurait envie de m'abandonner seule dans une cabine d'essayage. Je suis devenue une vraie plaie du shopping, parce que je ne fais plus que du lèche vitrine que pour chiper des idées, je fais culpabiliser tout le monde parce que je n'achète rien et ne peux m'empêcher de pousser des cris outrés "Quoi??! 59 euros pour CA??? Mais y'a juste trois malheureuses pièces et les finitions ne sont même pas niquel! Je pourrais trop le faire moi-même! Et même m'en mettre plein les poches, pfff bande de voleurs, arnaqueurs exploiteurs d'enfants!".

- Je peux virer rapidement hystérique incontrôlable - pour peu qu'on ait le malheur de me lâcher dans un magasin de tissus.

- J'ai des phases de fixettes obsessionelles. Spécifiquement lorsque je sais que de nouveaux patrons des marques que j'affectionne vont sortir. Je fais peur à mon facteur que je guette avec impatience pour la livraison de ces dits patrons. je suis inscrite sur la Black List de La Poste au même titre que les propriétaires de chien méchant.

- Je suis devenue insomniaque. Le dimanche soir a été instauré "Nuit de la couture" et je m'obstine à terminer mon ouvrage en cours, même si pour cela je dois perdre trois doigts tranchés par le découd-vite fou et que je sais pertinamment que je regretterai ma nocture dès le lendemain en décousant ma manche que j'aurais cousu à l'envers.

- Mon parquet est devenu aussi dangereux qu'un champ de mines. Fini les balades en chaussettes! Je me déplace désormais en pantoufles renforcées pour éviter un trouage plantaire par des aiguilles maléfiques qui se sont planquées entre deux lattes et qui attendent la chair fraîche pour se planter sauvagement dedans. La couture est une passion à haut risque 

- J'ai une double personnalité. Je suis couture. Je rêve couture, je dessine couture, je parle couture, je pense couture, je mange couture, je vis couture. Ou tricot. Je suis tricot, je...

En bref, je me suis épanouie.

Aujourd'hui mon petit blog "Le bouton ne tient qu'à un fil" [Mia] souffle ses deux bougies et j'ai la larmichette à l'oeil de voir mon petit bébé qui grandit... d'ailleurs il serait temps de penser à un petit relooking...

Rétrospective - 2 ans

Ces douze derniers mois ont été riches et prolifiques :

- Des nouveaux patrons : Vogue, Deer&Doe, République du Chiffon, Vanessa Pouzet, Dressing Chic 1 & 2... et toujours l'indétronable Madame Bubu fidèle au poste

- Des fils en folie : du crochet, des chouettes kit et du tricot

- Des lecteurs internationaux, de nouvelles coupines de blog et plein de commentaires super sympas qui font toujours chaud au coeur!

Merci à vous!

Les prochains mois, l'aventure couturesque continue... Bonton Perdu s'en va se perdre avec Josy ma MAC chérie de l'autre côté de l'océan du côté du royaume de la Caipï. Cela promet d'être riche en changements et rebondissement! ... et en couture caipïrinhanisée!

 

Posté par Mia-Dorere à 20:20 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,


09 avril 2014

[Mary II] Dans la famille robe, je demande la jumelle

J'avais été un peu frustrée de l'avoir réalisée une première fois, à la va-vite, histoire de l'avoir dans mes valises avant de sauter dans le train pour aller fêter Noël en famille. Du coup, j'avais monté les manches complètement à l'envers et le col s'est avéré être un vrai carnage au découd-vite...

L'eau a coulé sous les ponts, on est passé en 2014 et puis un jour, au fil de mes errements bienvenus sur les réalisations très inspirantes de la blogo-couture, j'ai eu une véritable révélation en tombant par hasard sur la version de Romanne et j'en suis aussitôt tombée follement in love : il était temps que je prenne ma revanche et que je réalise une deuxième version, un peu plus réussie cette fois!

Une Marie à basque, je m'y voyais déjà... Mais encore une fois, j'ai dû surmonté quelques difficultés...

Marie

Les manches se sont bien gentiment laissées poser à l'endroit sans opposer de résistance. En revanche, l'encolure s'est montrée plus revêche lors de son montage. J'avais mis mon erreur de montage de la première réalisation sur le compte de la fatigue... Mais ce coup-ci, il n'était pas 2h du matin (en mode "je te finirai aujourd'huiiiii"), je sortais d'ailleurs toute ragaillardie de ma siestounette dominicale (une obligation traditionnelle pour récupérer de ma semaine overbookée de dingue), les petits beurres trempés dans ma grande tasse de thé fraîchement gobés et la musique latine ("Zumba hé, zumba hooo") diffusait des notes sereines et harmonieuses propices à la concentration... bref toutes les conditions étaient parfaitement réunies pour réussir le second round de la Marie.

Mariam

Mais mon bel élan enthousiaste s'est rapidement heurté à la difficulté de compréhension sur les explications du montage de l'encolure. J'ai compris alors la justification des 3 petits coqs qui qualifiaient le niveau de difficulté assez élevé pour la couture de cette petite robe. Un coup d'oeil sur ma version modèle inspirante, mais Romanne a fait le choix d'une parmenture d'encolure cachée, ça n'allait pas m'aider. Moi je restais desespéremment butée sur le fait que je voulais que ma robe soit conforme contractuellement au dessin technique. Mais j'avoue, j'ai failli succombée à la tentation de la facilité alléchante de cette option...

Mais on est buté ou on ne l'est pas. Bon, je le suis - au grand dam de ma Mamoune qui tapait sur la table quand j'étais petite en me regardant avec de gros yeux qui  me faisait frémir "Tu as une tête de bois!". Gnrf... Non. Ce n'est pas comme si je faisais semblant de dormir le dimanche matin en ignorant ma petite bestiole à poil qui glisse machiavéliquement ses petites pattes sous la porte pour la faire trembler, mettre ma patience à bout et me tirer du lit pour que j'aille remplir son bol de croquettes quand elle a faim, à 6h du matin bien sûr, et que je garde la tête coincée sous l'oreiller en m'obstinant à ne pas céder (ce qui au passage, plaide en ma faveur pour la légalisation de la sieste pour tous). Bref, je me suis donc entêtée, une fois n'est pas coutume, à essayer calmement de comprendre les explications :

Extrait Un été couture - Robe Marie

J'émets des hypothèses, car je n'ai pas encore la prétention (on a dit tête de bois, mais pas grosse tête de bois) d'être une encyclopédie couturistique ou SAV des réalisations filesque. Je peux en revanche prétendre éventuellement au titre de Mac Gyver de l'aiguille (type : comment grater 3 cm d'ourlet avec un biais? ou que faire pour rattraper un dérapage du découd-vite enragé?). Je me suis laissée induire en erreur par le dessin n°7. Comme le montre les images précédentes, on monte les pièces d'encolure en les assemblant entre elles par le côté "le plus court" endroit contre endroit avant de les retourner (N°2 et 3). Elles doivent être ensuite assemblées au buste endroit contre endroit par leur côté non encore cousu, à savoir le plus "long" (soit à l'inverse de ce qui est schématisé). Lorsqu'on retourne les coutures à l'intérieur, le col prend alors naturellement sa place et reste visible. En revanche, si on souhaite plutôt une encolure invisible, on fait exactement l'inverse des étapes 2, 3 et 7. Je n'ai pas trouvé de solution pour les deux bords des milieux devant... Une discussion est d'ailleurs en cours sur T&N et je propose un appel à témoin? La Mac Gyver qui sommeille en moi a proposé un bidouillage en mode "sécurise l'encolure, puis tu plies et tu fixes au point machine". Ca marche, certes mais le mystère des plis milieux demeure.

Mary

Sinon, je suis trop fan de ma basque! Qui au passage, n'est que le deuxième volant raccourci. Je regrette de ne pas avoir fait comme Romanne et changé le bas de la jupe pour switcher avec celui de Mélanie pour garder une coupe plus ajustée. Mais le manque de tenue est peut être - sûrement - dû au choix du tissu utilisé, une viscose de Modes&Travaux, matière que j'adoooore car très agréable à porter.

Sinon, c'est bien Chatchat en bas à droite. La petite boule de poil a bien grossi et grandi et participe activement à ma passion couture : elle pose donc sur MES photos, s'allonge ostensiblement sur les pièces à patron épinglées sur mon tissu prêt à être découpé et s'applique à dérouler méthodiquement dans l'appartement chaque bobine de fil qui a le malheur de se retrouver dans ses petites pattes.

Robe Marie RDC - devant et dos

Dès le début, j'étais partie sur l'idée d'une fermeture dans le dos plutôt que sur le côté et j'avais donc coupé toutes mes pièces dos séparément et non pas dans la pliure du tissu comme préconisé. Le génie de la lampe m'avait evoyé un éclair et j'ai voulu utiliser une fermeture à glissière décorée de dentelle blanc cassé qui se mariait bien avec mon tissu. Puis parce que la dentelle était jolie, autant la mettre en valeur et la laisser visible!

Mariska

Je suis un peu déçue du résultat... Vu que le tissu n'a pas de tenue, la fermeture gondole un peu... Puis après réflexion, elle aurait été sûrement plus mise en valeur sur une coupe droite... (D'ailleurs même le chat m'observe avec perplexité)

Robe Marijke - les détails

Y aura t'il une troisième du nom dans la lignée des Marie en République du Chiffon? Affaire à suivre...

 

03 avril 2014

[Changement d'heure] et finition du Chouette Kit n°8

Hé oui, nous sommes passés dimanche dernier à l'heure d'été et pourtant, niveau Chouette Kit, malgré le fait que la vente des CK de printemps ait eu lieu il y a quelques jours, j'en suis toujours à l'heure d'hiver!!

Il n'est jamais trop tard, certes, mais il était quand même temps de le terminer! Je ne parle même pas du Chouette Kit d'hiver, le n°9, qui est encore dans mes en-cours mais celui de Noël...

D'un autre côté, si on réfléchit du côté hémisphère Sud, eux rentrent tout juste dans l'automne... alors finalement, je suis grandement dans les temps, voire même en avance!

Chouette Kit Noel 8

Ce Chouette Kit était un véritable coup de coeur, autant d'un point de vue des projets que des fournitures!

  Projets chouette kit n°8

J'ai commandé le kit Opéra XL afin de pouvoir me tricoter le superbe châle au tricot SMILE (ce qui explique également au passage le temps de réalisation assez long...). Une fois que le motif dentelle est assimilé (ce qui m'a demandé une soirée, plusieurs essais et démontage et un sérieux mal de tête), le châle se tricote les doigts dans le nez en aiguilles n°5 avec la laine Rico design fournie. Elle est grande, elle est chaude (l'hiver arrive je vous dis!) moelleuse et... brillante!! Bref, je l'adore!

CK - Le châle SMILE

Pour aller avec, et parce qu'on a toujours besoin, il y avait tout le matériel pour réaliser deux pochettes en simili cuir : une grande et une autre plus petite pouvant rentrer aisément dans la plus grosse. A glisser dans son sac pour organiser un peu l'interieur indiscipliné entre le stylo, les tickets de métro, le rouge à lèvres, le livre et les lunettes de soleil qui jouent à cache cache en se planquant toujours au fond, ou à utiliser simplement telle quelle en pochette du soir pour sortir. J'ai honteusement copié la version noeud du Papillon parce que décidément, les noeuds, les dentelles et la laine qui brille j'adore!

Les chouettes pochettes en simili

Et pour terminer, on avait de quoi faire un bracelet manchette super sympa! J'adorerais créer mes parures de bijoux mais je ne sais pas trop par où ni comment commencer... Dans les faits, je ne porte pas grand chose à part ma petite chaîne en argent que je peux alterner avec un sautoir et surtout les boucles d'oreilles, grosses et pendantes. Concernant tout ce qui s'attache au poignet que ce soient bracelets ou montres, j'ai malheureusement l'impression de faire face à une étrange malédiction qui amènent tous ces malheureux objets à finir cassés dans un temps généralement reccord... Même un large et solide bracelet en argent offert par la Mamoune "celui là au moins, pas de danger!" n'y a pas résisté... J'ai donc pris grand plaisir à réaliser ce bracelet manchette... mais pas sûr que sa durée de vie soit très longue

Bracelet scintillant

Bon... maintenant reste à finir le chouette kit d'hiver avant l'arrivée du Chouette kit d'été!

01 avril 2014

[Lepidoptera] L'effet Robe de printemps

LEPIDOPTERA TOGA. n. f. communément appelée Robe Rapillon en référence au phénomène exceptionel de la transformation d'une larve chenille (hideuse) en un insecte adulte (resplendissant). Elle est caractérisée par des manches proéminantes et virevoltantes pouvant faire penser que l'envol est proche. Proverbe populaire : Le papillon, il vaut mieux l'avoir sur le dos en robe que dans le ventre comme les anglais.

Robe Papillon - Dressing Chic revisite 70s

Papillon au repos, élégamment posé sur la porte

Cette robe est une petite merveille! Elle est au Dressing Chic reviste les 70's ce que la Robe Kimono est au Dressing Chic originel : LA robe indispensable à coudre, recoudre, décliner, modifier, porter et reporter. Trèèèès facile à coudre, car elle comporte peu de pièces, elle m'a permis de tester l'un de mes nouveaux pieds presseur. Après l'échec de ma fermeture éclair-normalement-invisible-mais-finalement-on-la-voit-vachement-quand-même de mon short Chataigne et mon heureuse découverte qu'il existait de petites merveilles technologiques sensées accroître les performances couturistiques de ma MAC, j'ai pris mon panier virtuel et ai dévalisé le rayon pied presseur. Je me suis entre autres, portée l'heureuse acquéreure d'un superbe petit pied ourleur pour faire des ourlets roulottés. Et dire que l'ami Google me conseillait de les faire à la main : HA HA! (ou Kof kof si le rire finit par s'étrangler dans la gorge devant les kilomètres de tissu à roulotter sans l'aide de la force mécanique).

Les Outils nécessaires

Bon, sinon, un pied presseur, ce n'est sensiblement pas de la même famille que les Apple et c'est donc pas très intuitif friendly. En d'autres termes, sans ce tuto bien pratique, j'aurais eu très peu de chance à arriver à m'en servir... Ce pied ourleur est LA trouvaille du siècle! C'est le pied de l'utiliser (hoho) et surtout d'arriver au résultat final de réussir des finitions rapides et soignées!

Robe Papillon - Dressing Chic 70s

J'ai utilisé une viscose à pois très fluide et fine - et accessoirement très douce ce qui ne gâche rien au plaisir - achetée chez Modes & Travaux. J'ai raccourci un chouilla plus l'élastique à la taille mais il me reste encore pas mal de marge... D'un côté c'est parfait, car je déteste être boudinée et serrée, mais en même temps, la taille n'est pas assez marquée et nécessite une ceinture de mon point de vue.

Remarquez au passage le superbe sautoir inspiration nature-promenons-nous-dans-les-bois fait de mes blanches mains avec le dernier chouette kit de fin d'hiver (je suis hyyyper en retard dans leur réalisation!)

L'effet papillon

Mon exploration du livre ne va pas s'arrêter à la seule robe car il y a plein d'autres modèles qui me tentent! C'est l'ffet Papillon...

19 mars 2014

[I love NY] Chataigne de printemps et gambettes en liberté

"... These vagabond shoes,
They are longing to stray
Right through the very heart of it..."

Alors que le printemps s'installe avant l'heure, mes petites gambettes toutes réchauffées et guillerettes, me prient de sortir  marcher le long des bords de Seine ensoleillés. En suivant une mélodie de Sinatra flottant dans les airs, c'est ainsi que mes pas me mènent tous droit au pied de la statue de la liberté.

New York New York

Parce que les matinées et les soirées sont encore fraîches, mes gambettes étaient bien entendues couvertes... mais pas totalement. Elles avaient eu la folie de se vêtir d'un short d'hiver (hé oui, le véritable printemps officiel n'arrive que vendredi). Il s'agit du modèle Chataigne de Deer and Doe, en version taille basse.

La chataigne me renvoit aux journées d'automne de mon enfance chez mon grand-père en Charentes-Maritimes. On chaussait nos bottes, on se parait d'un panier en osier et on allait dans le champs du voisin ramasser les chataignes tombées à terre. On enlevait ensuite leur coque épineuse pour les faire cuire dans la cheminée. Elles en sortaient fumantes et on se dépêchait de les peler pour les manger. En vrai de chez vrai - je fais un coming out douloureux - je détestais ces chataignes grillées. Déjà parce que que je me brûlais les doigts en essayant de les éplucher,  que une fois sur deux je tombais sur celles qui servaient de garde-manger à un gros ver et que si par hasard, j'arrivais à en manger une, je manquais de m'étouffer avec... Même si j'adore me rappeler ces moments partagés au coin du feu, la Chataigne et moi ça n'a jamais été une grande histoire d'amour...

Jusqu'à cette Chataigne là! Mignonne, un brin sexy et confortable, oui, celle-là je l'adore!

Short Chataigne

Le tissu semble être du jean et pourtant c'est un beau lin, acheté chez le Monsieur du marché  à 2 petits roros le mètre - Comment résiter? C'est bizarre me direz-vous le choix du lin pour un short d'hiver... Oui mais l'hiver du Brésil supporterait mal une version en velours côtélé... Je suis donc en train de préparer ma future garde-robe qui devra s'adapter aux nouvelles saisons de l'hémisphère Sud.

Le tissu était tâché, j'ai donc eu droit à un prix d'ami (et de bonne cliente surtout). Du coup, j'ai pris pas mal de métrage pour que mes pièces puissent être découpées autour de la grosse tâche. Tâche qui a complètement disparu lors du passage à la machine à laver. Donc il me reste encore plein de tissu pour coudre de belles petites choses!!

J'adore cette matière légère et très agréable à porter... Dommage qu'elle n'ait pas l'option anti-froissage

Chataigne - Deer and Doe

Comme toujours, les patrons Deer and Doe sont un véritable plaisir à coudre : limpide dans les schémas et les explications, les pièces s'emboîtent pile poil et le vêtement tombe à la perfection. Bon, j'ai quand même trouvé le moyen de faire un pli disgracieux au niveau de la pointe milieu du devant. Et de coudre les rabats de jambe à l'envers... Quand je suis en pleine couture, j'ai tellement envie de finir pour pouvoir porter le vêtement fini que je ne m'arrête pas... Mais les coutures nocturnes ne sont pas toujours une réussite, faut croire qu'à partir de minuit, un espèce de maléfice anti-finitions-parfaites s'abat sur mes ouvrages en cours...

Short Chataigne double face

Toujours en pleine séance de coutre nocturne j'ai bataillé ferme avec la fermeture à glissière invisible qui restait desespérément très visible en dépit de tous mes efforts pour coudre au plus près des dents. Jusqu'à ce que je comprenne quelques jours plus tard en me baladant sur le net, que mon pied presseur, que j'avais toujours pris jusqu'alors pour un pied spécial fermeture à glissière invisible se révélait être un tout banal-pied-spécial-fermeture-basique-point. Cela fait quand même trois ans que je l'utilise en priant pour que ma technique s'améliore un jour... Je pouvais encore espérer longtemps... Hop, ni une ni deux, ma douloureuse prise de conscience faite, j'ai réglé le problème en devenant l'heureuse acquisatrice de ce sésame pour l'invisibilité de la fermeture. Et tant qu'à faire je me suis également enrichie d'autres pieds presseurs supers spéciaux et supers magiques. A moi les ourlets roulottés (non, un point spécial n'existe pas, ou alors vous pouvez le coudre à la main), les ourlets invisibles super fastoches et la couture du cuir sans accroche ni vilains plis!

Short Chataigne = heureuses gambettes

Mes gambettes ont donc gambadé gaiement toute cette après-midi ensoleillée au bord de l'eau et ont retrouvé les gambettes de copines de lycées qui pour certaines n'avaient pas été vues depuis 12 ans (et déjà mariées avec des enfants... Comment est-ce possible alors qu'hier on préparait encore le bac?)

I love NY

Je suis restée au pied de la statue de la liberté jusqu'à ce que le soleil s'éloigne en me disant quà partir de ce jour mon futur serait différent : désormais j'avais un pied spécial fermeture invisible! (Et puis que plus tard, moi aussi j'aurais des enfants!)

"... New York, New Yoooork"



08 mars 2014

[Escale Nantaise] Aubépine chez les BN

Ceux qui me connaissent savent mon intérêt poussé pour tout ce qui est comestible. Lorsque la Choupépette m'a proposée de venir faire un petit tour au pays des Petits LU, je ne pouvais donc pas refuser. Et c'était également l'occasion pour moi de sortir ma nouvelle petite robe.

Bienvenue chez les Petits LU

Après l'avoir cousue pour ma Mamounette, j'en voulais une aussi pour moi (il n'y a pas de raison, moi aussi j'ai besoin d'être gâtée de temps en temps!). Et ça tombe bien, j'avais justement du tissu en stock qui serait parfait pour sa réalisation!

Alliance aubépine et trouvailles d'amandineRenforcée par mon entraînement intensif de fin d'année, j'ai donc ressortie mon patron de la robe aubépine de chez Deer&Doe afin d'enclencher une seconde fabrication ce qui m'a permis de tester les splendides tissus bio des Trouvailles d'Amandine achetés lors du Salon savoir-faire et création.

Je suis une convaincue du bio parce que c'est meilleur pour la planète et pour nos corps (pour résumer, car lancée sur le sujet, je peux vous écrire un roman), mais je n'avais jamais encore franchi le pas de coudre bio, principalement à cause du prix des tissus. Je ne doute aucunement qu'il soit justifié, mais n'étant qu'une couturière très débutante aux créations pas toujours très réussies, je ne voulais pas investir dans du tissu couteux pour le gâcher ensuite. Mais il y a un bon début à tout! (Et si vous aussi êtes sceptiques ou si vous voulez plus d'infos sur le coton bio, n'hésitez pas à lire cet article et celui-là sur T&N).

Je suis tombée en pamoison devant ce beau vert émeraude et l'ai aussi ramené chez moi! Etant plus lourd que les tissus préconisés pour la conception du modèle, je n'ai donc doublé que le buste, sur les conseils personnalisés d'Amandine, afin d'éviter de me transformer en mogolfière. Conseils judicieux, surtout pour les jours de grands vents!

Maison émeraude assortie à la robe

En balade dans le ravissan petit village de Trentemoult (et non pas Entrethon n'est ce pas?), j'ai eu la chance de trouver parmi l'éventail de couleurs chatoyantes de toutes ces maisons colorées, une qui était pile poil assortie à la couleur de mon aubépine. J'aurais voulu faire exprès que je n'aurais pas pu fait mieux. La Baby Choup a donc été commise d'office à la corvée de photos.

Le bio c'est beau

Aubépine a été cousue en 36 avec les plis religieuses et les manches 3/4 (bien gentiment cachées sous le gilet afin d'éviter un tsunami de chair de poule). Autant je n'ai eu aucune modifications à faire pour ma première réalisation, autant si je souhaite la réaliser à nouveau pour moi je devrais penser à :

- Réduire la profondeur du buste pour correspondre à un bonnet A (ou investir dans un soutien gorge rembourré au résultat bonnet +2. Mais cette option bien que pratique et efficace, est moins intéressante niveau couture)

- Rallonger le bas de quelques centimètres. Je dois me rappeler que je suis graaaaande (à ce sujet, savez-vous à quel endroit couper le patron pour le rallonger?)

la robe planque main

Pour continuer sur les questions coutures j'ai une question de toute première importance concernant les plis de cette robe. Certes, il y a les plis religieuses, bien visibles, mais surtout ces HUIT plis plats qui entourent la taille empire (16 si on compte la doublure). Le seul point noir de la réalisation de cette robe de mon point de vue car ennuyeux à mourir. Ma question est : est-ce bien des plis plat à réaliser ou bien des plis creux? Car les plis plats, si on les réalise à l'envers deviennent par la force du retournement du tissu des plis creux. Et je reste dubitative devant mon interprétation du schéma... Je suis donc preneuse de vos retours...

cette maison est faite pour moi

Passé la maison vert émeraude, on peut se rendre compte qu'il règne un petit vent bizarre chez les Trentemoult... Malgré l'attractivité des Petits LU, j'ai donc vite repris le bateau avant de me voir enfermée comme la famille grenouille...

A trentemoult il y a des choses bizarres

04 mars 2014

[Perplexité] La robe de l'étrange

Vous feuilletez un magazine Burda et puis un modèle vous tape dans l'oeil. Vous en rêvez la nuit, au boulot, dans les transports... Il vous obsède! Vous vous imaginez déjà dedans, lumineuse et parfaite... Vous achetez le tissu, vous sautez sur votre machine, cousez, cousez,  cousez... Et là...

Là, vous êtes perplexe.

La robe est cousue, et elle est sur vous. Le miroir vous renvoie une image étrange... Ce n'est pas moche, non, mais il y a quelque chose qui vous interdit de dire que c'est beau. Non, c'est juste bizarre.

Vous avez pourtant suivi les explications à la lettre, il ne manque aucune pièce et tout est bien monté à l'endroit.

Vous la montrez à votre petite soeur qui elle aussi plonge instentanément dans un océan de perplexité : "c'est... euh... comment dire?"

C'est la robe de l'étrange...

le rêve burda

A gauche, la superbe robe de rêve "japonisante" vendu par Madame Bubu et à droite... ma réalisation étrange - et non repassée - une fois les différentes pièces dudit modèle assemblées. Force est de constater que l'image vendeuse de patron kiffant est tout sauf contractuelle.

Vous avez dit bizarre

Est-ce par ce qu'il me manque le lourd sautoir? Le regard de héron cendré avec la coiffure plaquée-décoiffée? Dans tous les cas, il y a un truc que Madame Bubu a jalousement gardé pour elle. La petite robette aux manches chauve-souris se transforme en sac à patate design, un peu comme une bouteille de coca qui serait signée par un grand couturier : on ne voit pas trop l'intérêt, mais c'est coloré. Mouais, j'ai un doute sur la notion d'artistiquement inutile... surtout que cette robe devait initialement enrichir ma collection spéciale vêtement de bureau. Raté. Sauf si je veux faire fuir mon chef. [Hum, ça peut être une idée...]

Robe 108 - septembre 2013

Cette bizarreté est le modèle 108 du Burda de septembre 2013. un modèle que je recommande chaudement vous l'aurez compris, surtout pour une soirée bizarroïde, ou pour interloquer votre entourage, ou faire une course de sac.

Robe de l'étrange

Parfois, quand il nous arrive encore - très rarement, disons même de manière exceptionnelle - de faire du shopping, on peut craquer sur un vêtement, qui ne nous v pas forcément très bien, et on essaye de se convaincre : "Hum, si je rentre le ventre, si je me mets de profil, redresse les épaules, sorte la poitrine en cambrant outrageusement et tournant un peu la tête symétriquement opposé au profil, oui comme ça cette robe est vraiment parfaite sur moi." Sauf que maintenant qu'on fait de la couture, on connaît nos mesures par coeur et on a le compas dans l'oeil donc toutes nos créations tombent pile poil parfaitement sur nos merveilleuses courbes.

Oui, sauf dans le cas présent. On a beau tout dire et se contorsionner dans tous les sens, on reste juste étrange.

15 février 2014

[Sampa] Pause brésilienne...

J'ai un peu délaissé ce blog pendant quelques temps pour me concentrer sur un nouveau projet personnel...

Je suis à nouveau partie au Brésil pendant deux semaines pour m'arrêter dans la plus grande ville d'Amérique Latine : São Paulo ou Sampa comme on l'appelle là-bas. J'en ai profité pour me ressourcer dans mon pays de coeur et puis... tester un peu le marché de l'emploi! Cela d'abord été une idée comme ça, un peu comme une envie de chocolat et puis l'idée a grandit pendant plusieurs mois et s'est transformée petit à petit en projet.

Sao Paulo - au commencement vs maintenant

Bref, je ne connaissais pas encore la capitale économique et culturelle du Brésil, c'était l'occasion pour moi de la découvrir! Elle se décompose en plusieurs zones : nord, sud, est, ouest et centre. Vous mettez en général une heure pour vous déplacer dans votre zone, et 1h30, voire 2h dès que vous sortez de celle-ci. A côté, Paris, banlieue comprise, fait office de village. Elle compte à elle seule à peu près 12 millions d'habitants (soit 1/5 de la population française!!). Chaque sortie culturelle était donc une expédition, surtout que je ne me situais pas dans le centre. 

Sampa

A l'origine, São Paulo était un collège crée par les jésuites en 1554. Puis le village a commencé à se développer 3 siècles plus tard au XVIII avec la découvertes et l'exploitation des richesses minières notamment dans le Minas Gerais (l'Etat voisin de SP). La ville est dévenue alors un passage obligée pour les Bandeirantes. En 1822, lors de la proclamation de l'indépandance du Brésil, elle devient une capitale provinciale  à l'économie florissante de part ses nombreuses plantations de café. Lors de l'abolition de l'esclavage, la ville continue de se développer en accueillant une foule de migrants pour travailler dans les plantations. Lors de la chute des cours du café, l'activité des produits manufacturés prit la suite. La croissance de cette mégaloole a été fulgurante même si elle ralentit relativement depuis une trentaine d'année. Des grattes-ciels continuent d'ailleurs de se construire ou de s'allonger vers le ciel.

Sampa 2   En face de la pinacoteca

La ville a un petit centre historique qu'elle commence à préserver et qui est un lieu de grand passage y compris pour de nombreux drogués : la Praça da Sé avec sa cathédrale du même nom est le lieu le plus connu. Il y a de beaux monuments et musées à visiter : le MASP, à proximité de l'avenida Paulista est incontournable (Museu de Arte de São paulo) mais également la Pinacoteca, le musée de la langue portugaise et celui de l'image et du Son. Si vous êtes fan de l'opéra Garnier, le Theatro Municipal vaut le détour.

Cathédrale Praça da sé  O museu da lingua portuguesa

Amoureuse de la nature et des arbres gigantesque, j'ai fait du Parque Ibirapuera QG. Impossible de ne pas m'y arrêter prendre mon grand bol d'air pur quotidien accompagné d'une agua de Coco gelada (et à l'occasion, un petit pão de queijo). Le parc compte également de nombreux musées dont le MAM et le MAC sur le toit duquel on peut admirer une belle vue de la ville, et surtout, mon musée préféré : le musée Afro-Brasil qui souligne l'histoire et l'héritage culturel du Brésil intimement lié à L'Afrique à cause de la traite des esclaves. Même si on parle de melting pot Brésilien, avec une population qui tire ses origines du monde entier, il faut rappeler que le pays n'intègre et n'assume pas totalement toute son histoire : à l'USP, plus grande université d'Amérique Latine, moins de 2% des élèves sont noirs et sur les 5.400 professeurs que comptent l'établissement, on dénombre moins de 10 professeurs de couleur...

20140205_145848

Sampa est sympa en touriste mais c'est vrai que je ne sais pas ce que c'est d'y vivre : le rythme ici se vit à cent à l'heure, beaucoup de métiers sont payés en majeure partie par commissions avec un petit salaire fixe qui s'élève à R$800 soit un peu plus de 200€ mensuel. Autant vous dire que vous avez intérêt à travailler très dur pour survivre! Même le métro Parisien ressemble à une cure de Jouvence! [Et je suis on ne peut plus sérieuse!!]

Fundaçao Maria Luisa e Oscar Americano

Et pourtant... J'ai croisé des français avec cette même envie de changer de pays, ce même enthousisme débordant et cet amour pour ce splendide pays et sa culture! Alors voilà, ce pays lointain va bientôt devenir mon pays, car je ne suis de retour en France que pour préparer mon départ... car j'y retourne, sans billet de retour pour le mois de juin...

Flor no Parque Ibirapuera

Une nouvelle aventure qui commence! Avec Josy, ma MAC chérie adorée qui fera bien entendu partie du voyage!

Posté par Mia-Dorere à 14:55 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

04 février 2014

[Nocturne au coin du feu 3] avec une Aubépine en fête

Alors que nous avançons gaiement vers Mardi gras et le carnaval, la galette des Rois et la chandeleur (oui, mes références sont uniquement culinaires) sont passées depuis bien longtemps... Alors ne parlons même pas de Noël! Mais vu qu'il n'est jamais trop tard (j'aurais encore pu attendre jusqu'à la fête des Mères!!) et puis vu qu'il est indémodable, je vous présente ma dernière réalisation de mon marathon cadeau!

Aubépine - Cadeau indémodable

Le cahier des charges, relayé par la Baby Choup coordinatrice attitrée des souhaits de cadeaux de la Dodo-Family, était clair :

- Pas de taille serrée, ça boudine

- Pas de forme qui part en trapèze vers le bas - ça fait "bouffon du roi"

- Une couleur joyeuse et qui va bien au teint : Rose, Orange ou Rouge

Je lui avais déjà offert un sac à ouvrages en cadeau de fête des mères il y a quelques temps déjà, mais elle restait la dernière pour qui je n'avais encore rien cousu ou tricoté comme vêtements ou accessoires à porter. Noël était donc la bonne occasion pour rétablir l'équité dans la famille. La Mamounette aurait donc droit à une robe en cadeau de Noël!

Patron aubépine - Deer & Doe

J'avais déjà repéré le patron parfait pour elle au Salon Savoir-faire et créations : en taille empire, évasée ce qu'il faut avec des petits détails féminins, jolie te confortable, c'est le patron Aubépine de Deer & Doe sorti en septembre dernier.

Une Aubépinette en Mamoune

Bon, je suis loiiiiin d'être la première à réaliser cette robe, surtout que depuis, le short Chataigne et le tee-shirt Plaintain sont sortis depuis, alors mes commentaires sur ce patron ne seront pas spécialement un scoop : quel plaisir de coudre un patron bien taillé en suivant des explications claires, sans mauvaises surprises, avec des pièces qui s'emboîtent pile poil comme il faut et un résultat : whaouh!

Le tissu est de la popeline de coton acheté chez Reine et doublé en voile de coton trouvé sur le marché à côté de chez moi.

Aubépine de Noël

Au final, même si le sapin fait parti du décor, cette petite robe est bien de saison avec les températures qui remontent!

23 janvier 2014

[Nocturne au coin du feu 2] avec le pull Hercule

Je continue sur ma lancée laineuse pour vous présenter mon défi de Noël, réalisé pour la Baby Choup.

Pull esprit bouillote chauffante

Tout a commencé lorsqu'elle est venue pour un week-end spécial sista-girly sur Paris. Je l'ai habillement et innocemment cuisiné sur ses souhaits et envie pour dresser ma stratégie de cadeau. Pas sûr que sa réponse soit si innocente que ça "Oh tu sais, moi j'adore les grop pulls en laine". Hum, ok, le message avait le mérite d'être clair.

Seulement, quand jusqu'ici mes tentatives laineuses se sont arrêtées à deux bonnets (dont un lamentablement râté) et un snood, réaliser un pull équivaut à construire une pyramide d'Egypte alors que l'on a, jusque là, joué qu'avec des legos. En bref, je m'engageais là dans un des douze travaux d'Hercule : le tricot qui demande plus d'une pelote de laine! Un pull titanesque!

Le choix du modèle était primordial : il fallait quelque chose de facile - au vu de mon niveau phenoménal - rapide - parce que déjà que j'étais juste au niveau planning de réalisation, je ne pouvais matériellement pas passer plus d'heures que n'en comporte une journée normale - et un peu fun - genre le truc qui ne sort pas du cyber espace grenier des tricots oubliés. Je suis tombée sur le Pull 21 du catalogue n°100 de Phildar qui a remplit haut la main tous les critères!

pull colorblock - sous toutes les coutures

 

En revanche, hors de question d'utiliser la laine Phildar. Déjà parce que la Nébuleuse, préconisée pour ce modèle est justement celle que j'avais utilisée pour mon échec lainesque cuisant. Et de deux, quitte à potentiellement créer un modèle monstrueux de pull mutant, autant également ne pas avoir à s'endetter pour une expérience hasardeuse. En bref, j'ai fait appel à mon habituel et unique fournisseur de laine de la marque Drops, je nomme la boutique en ligne Kalidou. J'ai choisi la laine Andes : 65% laine et 35% alpaca : chaude, douce et moelleuse, elle était parfaite! j'ai commandé 5pe en gris, 2pe en cerise et 1pe en turquoise. J'aurais pu en rester à 4 pelotes pour le gris.

Choupichoup et son pull préféré

 

En revanche, deux gros défi pour moi :

- Adapter le modèle à ma laine. A savoir que la Nébuleuse se tricote en 7 et la Andes en 9. Le bonheur du site Kalidou, c'est qu"ils font l'échantillon à votre place (oui, j'avoue, encore une fois, je n'ai pas fait le fameux échantillon. Bouh, c'est mal, ouh. Oui je sais mais ma flemmardise assume complètement) et que le bonheur c'est que 1 maille = 1cm. Même pour moi qui est super nulle en math, la conversion était trop fastoche. et pour la longueur, il n'y a qu'à se munir de sa règle et mesurer (ce que j'ai trouvé plus pratique que de calculer l'équivalence de 10 cm = 14 rangs)

- Comprendre la langue des tricoteuses. Pour rester dans l'esprit Antiquité, on peut dire qu'elles parlent en hiéroglyphes. Exemple au hasard : "A 35 cm de haut. après les côtes, former le raglan en rab. de ch. côté 8x3m. puis 2 rgs plus haut 1x1m et ts les 4 rgs 8x1m". J'ai essayé, mais Google translate ne marche pas dans ce cas. Heureusement le forum des Tricopines sur T&N m'a bien aidée!

Phildar - Pull 21 catalogue 100

Je retiens plusieurs choses indispensables sur l'art des augmentations et diminutions d'après mes différentes recherches :

- Une diminution s'effectue tousjours en début de rang

- de préférence après la première maille tricotée

- en revanche, une augmentation se réalise en milieu de rang

Je précise que le tricot ne semble pas être une science exacte car sur les points évoqués ci-dessus, les avis divergent...

Par contre, je crains de ne pas du tout maîtrise la méthode dite du Grafting pour l'assemblage final. En bref, j'ai fait au mieux, assistée par mon fidèle piffomètre. Après tout, j'ai envie de dire : si ça tient, si c'est joli...

pull Hercule

...et surtout si ça lui plaît [je cite la Baby Choup : "c'est mon pull préféré!" je n'invente rien] alors c'est le principal!



Fin »