J'avais été un peu frustrée de l'avoir réalisée une première fois, à la va-vite, histoire de l'avoir dans mes valises avant de sauter dans le train pour aller fêter Noël en famille. Du coup, j'avais monté les manches complètement à l'envers et le col s'est avéré être un vrai carnage au découd-vite...

L'eau a coulé sous les ponts, on est passé en 2014 et puis un jour, au fil de mes errements bienvenus sur les réalisations très inspirantes de la blogo-couture, j'ai eu une véritable révélation en tombant par hasard sur la version de Romanne et j'en suis aussitôt tombée follement in love : il était temps que je prenne ma revanche et que je réalise une deuxième version, un peu plus réussie cette fois!

Une Marie à basque, je m'y voyais déjà... Mais encore une fois, j'ai dû surmonté quelques difficultés...

Marie

Les manches se sont bien gentiment laissées poser à l'endroit sans opposer de résistance. En revanche, l'encolure s'est montrée plus revêche lors de son montage. J'avais mis mon erreur de montage de la première réalisation sur le compte de la fatigue... Mais ce coup-ci, il n'était pas 2h du matin (en mode "je te finirai aujourd'huiiiii"), je sortais d'ailleurs toute ragaillardie de ma siestounette dominicale (une obligation traditionnelle pour récupérer de ma semaine overbookée de dingue), les petits beurres trempés dans ma grande tasse de thé fraîchement gobés et la musique latine ("Zumba hé, zumba hooo") diffusait des notes sereines et harmonieuses propices à la concentration... bref toutes les conditions étaient parfaitement réunies pour réussir le second round de la Marie.

Mariam

Mais mon bel élan enthousiaste s'est rapidement heurté à la difficulté de compréhension sur les explications du montage de l'encolure. J'ai compris alors la justification des 3 petits coqs qui qualifiaient le niveau de difficulté assez élevé pour la couture de cette petite robe. Un coup d'oeil sur ma version modèle inspirante, mais Romanne a fait le choix d'une parmenture d'encolure cachée, ça n'allait pas m'aider. Moi je restais desespéremment butée sur le fait que je voulais que ma robe soit conforme contractuellement au dessin technique. Mais j'avoue, j'ai failli succombée à la tentation de la facilité alléchante de cette option...

Mais on est buté ou on ne l'est pas. Bon, je le suis - au grand dam de ma Mamoune qui tapait sur la table quand j'étais petite en me regardant avec de gros yeux qui  me faisait frémir "Tu as une tête de bois!". Gnrf... Non. Ce n'est pas comme si je faisais semblant de dormir le dimanche matin en ignorant ma petite bestiole à poil qui glisse machiavéliquement ses petites pattes sous la porte pour la faire trembler, mettre ma patience à bout et me tirer du lit pour que j'aille remplir son bol de croquettes quand elle a faim, à 6h du matin bien sûr, et que je garde la tête coincée sous l'oreiller en m'obstinant à ne pas céder (ce qui au passage, plaide en ma faveur pour la légalisation de la sieste pour tous). Bref, je me suis donc entêtée, une fois n'est pas coutume, à essayer calmement de comprendre les explications :

Extrait Un été couture - Robe Marie

J'émets des hypothèses, car je n'ai pas encore la prétention (on a dit tête de bois, mais pas grosse tête de bois) d'être une encyclopédie couturistique ou SAV des réalisations filesque. Je peux en revanche prétendre éventuellement au titre de Mac Gyver de l'aiguille (type : comment grater 3 cm d'ourlet avec un biais? ou que faire pour rattraper un dérapage du découd-vite enragé?). Je me suis laissée induire en erreur par le dessin n°7. Comme le montre les images précédentes, on monte les pièces d'encolure en les assemblant entre elles par le côté "le plus court" endroit contre endroit avant de les retourner (N°2 et 3). Elles doivent être ensuite assemblées au buste endroit contre endroit par leur côté non encore cousu, à savoir le plus "long" (soit à l'inverse de ce qui est schématisé). Lorsqu'on retourne les coutures à l'intérieur, le col prend alors naturellement sa place et reste visible. En revanche, si on souhaite plutôt une encolure invisible, on fait exactement l'inverse des étapes 2, 3 et 7. Je n'ai pas trouvé de solution pour les deux bords des milieux devant... Une discussion est d'ailleurs en cours sur T&N et je propose un appel à témoin? La Mac Gyver qui sommeille en moi a proposé un bidouillage en mode "sécurise l'encolure, puis tu plies et tu fixes au point machine". Ca marche, certes mais le mystère des plis milieux demeure.

Mary

Sinon, je suis trop fan de ma basque! Qui au passage, n'est que le deuxième volant raccourci. Je regrette de ne pas avoir fait comme Romanne et changé le bas de la jupe pour switcher avec celui de Mélanie pour garder une coupe plus ajustée. Mais le manque de tenue est peut être - sûrement - dû au choix du tissu utilisé, une viscose de Modes&Travaux, matière que j'adoooore car très agréable à porter.

Sinon, c'est bien Chatchat en bas à droite. La petite boule de poil a bien grossi et grandi et participe activement à ma passion couture : elle pose donc sur MES photos, s'allonge ostensiblement sur les pièces à patron épinglées sur mon tissu prêt à être découpé et s'applique à dérouler méthodiquement dans l'appartement chaque bobine de fil qui a le malheur de se retrouver dans ses petites pattes.

Robe Marie RDC - devant et dos

Dès le début, j'étais partie sur l'idée d'une fermeture dans le dos plutôt que sur le côté et j'avais donc coupé toutes mes pièces dos séparément et non pas dans la pliure du tissu comme préconisé. Le génie de la lampe m'avait evoyé un éclair et j'ai voulu utiliser une fermeture à glissière décorée de dentelle blanc cassé qui se mariait bien avec mon tissu. Puis parce que la dentelle était jolie, autant la mettre en valeur et la laisser visible!

Mariska

Je suis un peu déçue du résultat... Vu que le tissu n'a pas de tenue, la fermeture gondole un peu... Puis après réflexion, elle aurait été sûrement plus mise en valeur sur une coupe droite... (D'ailleurs même le chat m'observe avec perplexité)

Robe Marijke - les détails

Y aura t'il une troisième du nom dans la lignée des Marie en République du Chiffon? Affaire à suivre...